Poésies majeures (annoté) par Stéphane Mallarmé

Poésies majeures (annoté) par Stéphane Mallarmé

Titre de livre: Poésies majeures (annoté)

Auteur: Stéphane Mallarmé

Broché: 88 pages

Date de sortie: September 10, 2015

Stéphane Mallarmé avec Poésies majeures (annoté)

Ce livre au format numérique présente plus de 40 poèmes de Stéphane Mallarmé parmi les plus célèbres, classés par cahier :

- LE GUIGNON
- APPARITION
- PLACET FUTILE
- LE PITRE CHATIE
- UNE NEGRESSE PAR LE DEMON SECOUEE
- LES FENETRES
- LES FLEURS
- RENOUVEAU
- ANGOISSE
- LAS DE L’AMER REPOS OU MA PARESSE OFFENSE
- LE SONNEUR
- TRISTESSE D’ÉTE
- L’AZUR
- BRISE MARINE
- SOUPIR
- AUMONE
- ÉVENTAIL DE MADAME MALLARME
- AUTRE EVENTAIL DE MADAME MALLARME
- SAINTE
- DON DU POEME
- HERODIADE
- L’APRES-MIDI D’UN FAUNE
- TOAST FUNEBRE
- Ô DE NOTRE BONHEUR, TOI, LE FATAL EMBLEME !
- PROSE (POUR DES ESSEINTES)
- I « LE VIERGE, LE VIVACE ET LE BEL AUJOURD’HUI »
- II « QUAND L’OMBRE MENAÇA DE LA FATALE LOI »
- III « VICTORIEUSEMENT FUI LE SUICIDE BEAU »
- IV « SES PURS ONGLES TRES HAUT DEDIANT LEUR ONYX »
- HOMMAGE V « TEL QU’EN LUI-MEME ENFIN L’ETERNITE LE CHANGE »
- HOMMAGE VI « LE SILENCE DEJA FUNEBRE D’UNE MOIRE »
- VII « MES BOUQUINS REFERMES SUR LE NOM DE PAPHOS »
- VIII « QUELLE SOIE AUX BAUMES DE TEMPS »
- IX SUITE DE SONNETS 1 « TOUT ORGUEIL FUME-T-IL DU SOIR »
- X « SURGI DE LA CROUPE ET DU BOND »
- XI « UNE DENTELLE S’ABOLIT »
- XII « M’INTRODUIRE DANS TON HISTOIRE »
- À LA NUE…
- LE TOMBEAU D'EDGAR POE
- LE DEMON DE L'ANALOGIE
- PAUVRE ENFANT PALE
- LA PIPE
- UN SPECTACLE INTERROMPU
- LA GLOIRE …

La vie de Stéphane Mallarmé est celle d’un père de famille tranquille et d’un professeur consciencieux qui consacre tout son temps libre à la poésie.
Pas d’errances à la Rimbaud, de débauches à la Verlaine, ni de procès retentissant à la manière de Baudelaire.

Son œuvre tient en une cinquantaine de poèmes, appréciés, de son vivant, par un cercle restreint de connaisseurs. Parmi eux, avec les membres de la jeune école symboliste qui viendront – fascinés par la profondeur de ses propos sur la poésie et la musique – écouter la parole du maître chez lui, rue de Rome, le mardi : Paul Claudel, André Gide, Paul Valéry.

Loin des rêves de gloire et des grands tirages à succès, la poésie est une religion pour Stéphane Mallarmé.
«Toute chose sacrée et qui veut demeurer sacrée s'enveloppe de mystère. Les religions se retranchent à l'abri d'arcanes dévoilés au seul prédestiné : l'art a les siens…», écrit-il dans L'Artiste, dès 1862.

Justifiant par avance l'hermétisme vers lequel évoluera son art poétique, il ajoute : «Les premiers venus entrent de plain-pied dans un chef-d'œuvre, et, depuis qu'il y a des poètes, il n'a pas été inventé, pour l'écartement des importuns, une langue immaculée, des formules hiératiques dont l'étude aride aveugle le profane.»

En lisant Hegel, Mallarmé a découvert que si « le Ciel est mort », le néant est un point de départ qui conduit au Beau et à l'Idéal.
À cette philosophie devait correspondre une poétique nouvelle qui dise le pouvoir sacré du Verbe.

Par le rythme, la syntaxe et le vocabulaire rare, le poème devient un monde refermé sur lui-même dont le sens naît de la résonance. Le vers se fait couleur, musique, richesse de la sensation, «concours de tous les arts suscitant le miracle».

C'est avec Mallarmé que la « suggestion » devient le fondement de la poétique antiréaliste et fait du symbolisme un impressionnisme littéraire. Son œuvre est alors celle de l'absence de signification qui « signifie davantage » et le poète cherche à atteindre les « splendeurs situées derrière le tombeau».